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Les journaux de Jean-François Peyret, 2001 à 2008, sont téléchargeables ici

mardi 19 juin 2007

Classé dans : Journal 2007-1 — admin @ 21 h 36 min

Mon cher Alain,

Je t’appelle dès que j’ai avancé ce putain de rapport sur les « dramaturgies plurielles » (sic). J’entends bien ce que tu me dis. Si je gratte un peu, ce n’est pas tant une question de motivation (même si, vieillissant, je suis comme une truie qui doute quant à la signification, mot idiot, de ce que j’ai fait), donc pas tant une question de motivation que de moyens. Je sais bien que c’est le fruit d’une politique prétentieuse autant qu’inepte qui fait que je me retrouve dans la situation d’avoir à nager dans une piscine sans eau ou de vouloir faire un cent mètres (nage libre, il est vrai) dans le petit bain. Et que le scrupule que j’ai, c’est d’embarquer tout un aréopage de talents dans une entreprise misérable par ma faute.

Par moments, j’ai simplement envie de tirer le rideau, rubrique « profits et pertes ».

Je comprends que ce n’est pas motivant pour toi, non plus. Je reste convaincu que le projet a un sens du point de vue du théâtre, et que l’attaque brechtienne peut faire sens par rapport à nos précédents essais (au demeurant, il s’agit plus de la figure du savant, du statut de la science, que de telle ou telle spécialité, ou de tel ou tel domaine, il me semble). De même que nous pouvions nous demander ce qu’un scientifique pouvait faire des Métamorphoses d’Ovide, de même il y a un enjeu à savoir ce que des savants pensent ou font de la pièce de Brecht. C’est vrai que ce peut ne pas être une priorité quand on a autre chose à faire.

Tu as un moment à un moment ou un autre?

Je t’embrasse

jf

Le 19 juin 07, à 11:40, Alain Prochiantz a écrit :

Mon cher Jean-François,

Pour moi, le mieux serait aussi le 30. Mais, à vrai dire, je m’interroge sur

ma place dans le système, celle de la science aussi après notre conversation

d’il y a dix jours. Au fil des hauts et des bas, je n’arrive pas à savoir si

es vraiment motivé et ce n’est pas motivant, surtout dans un domaine qui

n’est pas le mien et à une période ou mon temps est millimétré.

Amitiés,

Alain

Le 19/06/07 10:45, « Jean-François Peyret » <jeanfrancoispeyret@wanadoo.fr>

a écrit :

Mon cher Alain,

J’y ajoute mes indisponibilités:

en fait, à cause de petits déplacements et autres rdv liés à la

mission, sans compter la fin des soutenances, le mieux pour moi, ce

serait soit le 22 à l’heure du déjeuner, soit le 29 ou le 30, en fait

plus commode.

Tu vois avec le Laurent B ou tu veux que je fasse la démarche?

A plus tard

jf

Début du message réexpédié :

De: Balibar Francoise <f.balibar@wanadoo.fr>

Date: 19 juin 2007 09:59:43 GMT+02:00

À: Jean-François Peyret <jeanfrancoispeyret@wanadoo.fr>

Objet: Mes disponibilités

Cher jean-François,

comme annoncé dans le message que j’ai laissé ce matin sur votre

portable, je vous dis quelles sont mes disponibilités avant la

« coupure »

estivale (qu je fixe au 3 juillet, arbitrairement, mais après , il me

sera

difficile de revenir de Bourgogne, ce qui est normalement très facile,

un

peu plus d’une heure de train, parce que j’y serai seule avec mes

petits

fils) :

Jeudi 21 le soir

Vendredi 22 à l’heure du déjeuner

Samedi 23 toute la journée

Lundi 25, mardi 26 et jeudi 28, à n’importe quel moment (dans la

journée ou

le soir)

Vendredi 29 après midi et soir

Samedi 30 : toute la journée

Lundi 2 à n’importe quel moment(journée et soir)

Mardi dans la journée jusqu’à 17h, pas en fin d’après-midi et le soir.

Voilà. Je me réjouis de vous voir,

Françoise

Le titre n’est pas bon : En tournant autour de Galileo Galilei

Les grandes articulations : Tournant autour de Galilée

1-Marie Céleste ou la clôture des filles, une ouverture.

2-À ciel ouvert

3-

Dans quel épisode, la question de la responsabilité du savant ? C’est une question étrangère à la pensée de Galilée. Il y a la foi ou son identité de chrétien (catholique, il faut préciser), -est-ce la même chose ?- et son désir de connaissance, disons cela comme ça, et la conviction que Dieu a écrit la nature en langage mathématique, et qu’il ne peut y avoir de contradiction autre que celle que les commentateurs y mettent.

La discussion d’hier : Ce qu’il y a à glaner (ou à discriminer) dans les lettres :

-l’appareil ou l’apparat rhétorique. Espoir de musique. Ces lettres, c’est toujours la même musique, la même chanson. Et cette rhétorique, que cache-t-elle, que révèle-t-elle ? Gratter l’Œdipe. Permet l’aveu d’amour, répété, perpétuel. Le répétitif, c’est la musique. Au moins pour certains fichiers.

-vie matérielle. Les objets et l’argent dans les lettres. Versus absence de dimension spirituelle. La vie matérielle, pléonasme.

-le corps : tout ce qui est dit de la vie corporelle, à différencier, ce me semble, de la vie matérielle, même si les liens sont forts. Tout ce qui concerne l’enfermement du corps, la clôture.

-comment elle se débrouille des embrouilles de son père. Est-ce que cela la trouble ?

Faire au moins deux dossiers en urgence : 1-Matériau-Galilée et 2-Le Cas Galilée.

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