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jeudi 25 décembre 2008

Classé dans : Journal 2008-2 — admin @ 11 h 48 min

Noël : « L’art appartient au domaine du confiseur.» (Heidegger)

Noël à l’abandon, Pâques à…, probablement pas à London. Seul dans la maison (« Pâques seul à la maison ») ; je repense à l’autre, Tony D, qu’on a retrouvé mort dans sa maison. Ma solitude à moi, ce n’est pas encore le grand désert, un  bac à sable plutôt.

Toujours pas écrit le texte sur Jacquie : manque de motivation, la nécessité qui fait défaut, les idées aussi. Et surtout toujours le vieil empêchement à s’y mettre. Une vie à ça. Remettre, toujours remettre.

Le théâtre, ah ! le théâtre. En relisant, en guise de réveillon (Noël sans réveillon, Pâques en haillons), la fin  du fichier « rédaction » du Trouble (Abréviation, note pour la lectrice officielle, « Bon Noël », au fait : Trouble, c’est ainsi que désormais je nomme par devers moi l’ouvrage), je vois bien le matériau qui pourrait être utile mais qu’il faudrait réélaborer. Faire ça d’ici la fin de l’année, faute d’imagination neuve pour réinventer le livre.

Et cette note aussi : C’est avec le théâtre que je pense : je rassemble des pensées, je les lie ensemble (legein) et les jette sur le plateau en passant par des corps. Tout est alors affaire de rapports. Le logos comme collection (cf. Heidegger Introduction à la métaphysique p134) Peut-on imaginer un théâtre qui ne soit pas compris comme délassement, loisir, destiné à un type particulier de plaisir qui n’est peut-être pas la jouissance de l’art, pour autant que je sache ce que c’est. Aujourd’hui, il faudrait que je mette tous les verbes à l’imparfait.

Le théâtre : soit l’abandonner définitivement (une vraie décision, ça), soit comprendre par quoi, par quels fils j’y tiendrais encore. Si je voulais continuer, il faudrait complètement changer ma façon de faire. Par exemple, serait-il expédient de passer du temps à lire ou relire de la littérature dramatique.

Je retrouve ceci, déjà écrit, reste, bribe, ce qu’on veut : faire le mort comme art de vivre. Pas très clair…

Agacé parce qu’une jeune femme, -jeune, après tout je n’en sais rien, puisqu’ayant pris l’émission en marche, je ne sais pas de qui il s ‘agit-, parle avec beaucoup d’assurance de son livre sur la peinture. Je déteste cette sûreté de soi, et puis je me dis qu’elle a sans doute raison de défendre son bout de gras. Pourquoi faire le malin? Une faiblesse reste une faiblesse, et douter, douter de soi-même pour commencer, n’est pas un gage d’intelligence. Il semble que cette femme ait conquis le privilège social de parler de l’art, et elle le revendique comme un droit gagné ou conquis. Ce n’est pas si mal, au fond. Qu’est-ce que j’ai à redire ? Moi qui n’ai rien à dire, tout court. Le livre, je l’apprends, s’appelle Au fond de la peinture. Mais je n’ai pas entendu le nom de l’auteur. (Plus tard : il s’agit d’une certaine Martine Lacasse ou un nom approchant, Lacaze ? Connais pas.)

J’écris ces notes après avoir vu Two lovers de Peter Gray (c’est ça ? Pas sûr) au cinéma de Sarlat avec Odile et Pierre, après avoir été invité à partager le repas de Noël avec la tribu Nouvel. Masochisme : j’aime bien rencontrer Jean pour voir ce que c’est qu’un homme de mon âge qui a réussi.

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