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dimanche 28 décembre 2008

Classé dans : Journal 2008-2 — admin @ 11 h 48 min

Jours de défaite. Je ne parviens même pas à terminer les quelques lignes sur Jacquie. Défaite de la volonté, maladie de l’âme. Bien avancé après avoir dit ça.

En fait plus rien à défendre. Me vautrer dans toutes les versions du Trouble me dégoûte d’y revenir. Insipide rabâchage d’habitudinaire.

Aïe, aïe, aïe, pendant que je me relis, Podalydès nous lit un poème de sa façon sur le jardin versaillais de son enfance avec bruit de balles de Rolland Garros bien imité. N’est pas Prosut qui veut. Mais c’est bien torché avec juste la complaisance qu’il faut pour rassurer le lecteur, le critique ou toute espèce de consommateur. Ça, c’est de la littérature comme on en voudrait. Denis est sympathique, croit en ce qu’il fait, croit au théâtre, au Français, à la littérature (doit être un peu littéromane, le garçon, puisqu’on lui donne des prix littéraires qu’il accepte). Il est bien gentil et talentueux (belle voix, de fait) ouf ! et en plus il n’a l’air de rien. Il est le comédien idéal, comme le gendre du même nom.

Le rêve du garçon coiffeur (je dis cela sans mépris, mais avec envie et sympathie) : je lis dans le JDD que Lucchini veut entrer au Français. Il l’a bien mérité, le Français aussi. Égratigne quand même au passage le théâtre public « où l’on n’est qu’entre soi ». Il faudrait me payer cher pour répondre à ce dernier jugement.

Je suis né à 13 ans et demi et mort le 15 avril 1980. J’ai essayé dans le manuscrit de défendre l’idée que la mort de Sartre a déblayé le terrain, m’a libéré de mon surmoi littéraire, m’a non pas guéri mais permis de mettre un peu en sommeil ma névrose littéraire. Sois sage ô ma névrose et tiens-toi plus tranquille. Quelle est la véridicité d’une telle affirmation ? Il serait important d’être clair là-dessus. Car si j’ai cessé de devoir être un écrivain le 15 avril 1980 (parce que je ne désirais être un écrivain qu’aux yeux de Sartre ?), cela expliquerait que j’étais alors libre pour faire du théâtre, disponible. Je ne parviens pas à être convaincu par cette explication. Que les faits  au demeurant contredisent, puisque j’ai écrit le Berlioz après cette date. Alors pourquoi dire n’importe quoi ? À la poubelle.

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